Philosophie et approche - Magma des Sens

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QU'EST CE QUE LA DOMINATION ?


Une mise en scène rituelle

Pour moi la domination ( au sens consensuel du terme ), est un art, une mise en scène rituelle et initiatique, non un mode de vie.
Certaines Maîtresses se présentent comme dominatrices naturelles et tiennent des discours essentialistes sur le caractère prétendûment inné de la dominance. Ce n'est pas mon cas.
Ma domination s'exerce dans le seul cadre d'un jeu de rôles entre adultes consentants.
Mais soyons bien clairs sur la nature des jeux que j'orchestre: ce n'est pas de la prestation de services consumériste.
Fétichiste, imaginative et directive, je prends réel plaisir à dominer et conduire mes partenaires soumis dans un état de conscience, où, entre mes mains, ils perdent tout contrôle et n'ont d'autre choix que de lâcher prise.








Un Accompagnement au lâcher-prise

Ayant durant quelques années appartenu à la catégorie des dominatrices dites "sadiques", la recherche de violence dans les pratiques ne m'intéresse plus, car l'addiction psychologique et physiologique qui bien souvent en découle me questionne, et est simplement incompatible avec l'éthique via laquelle j'aborde ces jeux.
Je pense qu'il est possible de trouver intensité et abandon dans des choses simples, et que les soumis(es) et fétichistes que je reçois n'ont pas besoin de souffrir 1000 morts pour atteindre un état de plénitude.
La qualité de l'interaction, le raffinement de la mise en scène et l'ambiance générale sont à mon sens, au coeur du processus, et déterminantes dans la création de l'alchimie.






Un retour à l'essentiel

Actuellement, je considère désormais plus la domination comme un retour à l'essentiel: à savoir un mode de fonctionnement où l'homme est au service du plaisir et des désirs de la femme.

Comme il est dit dans les textes tantriques, "toute chose naît d'une femme", et l'homme restera toujours redevable à celle qui l'a mis au monde et à celle qui le nourrit: la mère et la Terre.
Beaucoup d'hommes oublient cette dette qu'ils ont à l'égard du féminin. Ils traitent alors leurs alters-égales comme des objets, n'ont de respect ni pour les autres êtres, ni pour la Nature.
Mais pour ceux qui restent habités par cette conscience, une aspiration s'impose, comme une évidence: celle de servir la femme, de la louer, de l'aimer.
En chaque homme éveillé sommeille un poète, un chevalier servant. Plus il y a de conscience, plus il y a de sensibilité. Et plus il y a de sensibilité, plus il y a de beauté.
C'est cette part de beauté, de sensibilité, que j'encourage désormais les soumis que je reçois à développer.
En me servant, c'est leur gratitude envers le féminin auquel ils doivent tant qu'ils expriment. Et cette expression-là est le plus beau cadeau qu'ils puissent me faire.

C'est en ce sens que je définis mon approche de la domination comme étant  fondamentalement primale, artistique et spirituelle.


Maîtresse Isis





LE MOT DE LA FIN ( EXTRAIT D'UN DIALOGUE ENTRE BHAGAVATI ET BHAGAVAN, DU TEXTE INIATIQUE "TANTRA DE CHANDAMAHAROSANA" ) :

"Bhagavatî demanda:

Après avoir pratiqué l'accouplement, le yogi peut ressentir une grande fatigue. Que doit-il faire pour la soulager? Pour le bien des êtres, veuille me le dire, Ô Bhagavân!


Bhagavân répondit:

D'abord qu'il offre nourriture et breuvage à sa compagne et qu'il mange ensuite ses restes dans l'assiette.
Qu'il boive l'eau avec laquelle elle s'est rincée la bouche et l'eau avec laquelle elle s'est lavée le Lotus.
Il se nettoiera la bouche, etc, avec l'eau qui lui a servit à se laver l'anus, les jambes.
Qu'il mange ses vomissures et ses excréments. Qu'il  boive son urine et mange ses crachats.
De même qu'un arbre porte des fruits abondants grâce à la fumure, de même obtient-on les vrais fruits du plaisir en se nourrissant de choses impures.
Ni la vieillesse, ni la maladie, ni la mort ne toucheront celui qui honore les choses impures."
 
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